La ponctuation

Un texte écrit en français comporte obligatoirement des signes typographiques, la ponctuation, sans lesquels le lecteur serait incapable de le déchiffrer. Ces signes indiquent le groupement de mots et d’idées. La ponctuation est l’ensemble des signes conventionnels servant à indiquer, dans l’écrit, des faits de la langue orale comme les pauses et l’intonation, ou à marquer certaines coupures et certains liens logiques. C’est un élément essentiel de la communication écrite. C’est la ponctuation qui apporte la lumière et qui permet la certitude et la précision du message.
Nous allons étudier la ponctuation suivant sa fonction dans la phrase.
I. Les signes pausaux (Natalia López Martín)
- Le point
- La virgule
- Le point-virgule
- Le tiret
II. Les signes mélodiques (Matthieu Ferragne)
- Le point d’interrogation
- Le point d’exclamation
- Les points de suspension
- Les deux points
III. Les signes d’insertion (Sabrina Solar Solórzano)
- Les parenthèses
- Les crochets
- Les guillemets
- Le trait d’union


Les signes pasaux



Le point


Le point a pour fonction normale d’indiquer la fin de la phrase. Le point est destiné à découper un texte en parties qui, dans un certaine mesure, se suffisent à elles-mêmes et forment des éléments que l’on nomme phrases. Les virgules poursuivent cette besogne de division et créent des segments plus petits à l’intérieur des phrases. Si la phrase se termine par un point d’interrogation, ou par un point d’exclamation, ou par des points de suspension, ces signes tiennent lieu de point ordinaire.
Le point, sauf abréviatif, doit être suivi d'une majuscule. Il est suivi d'une espace et est directement collé au mot le précédant.
Les écrivains contemporains emploient parfois le point (au lieu de la virgule) pour détacher de la phrase un membre auquel ils veulent donner un relief particulier:
On avait donné dans le Nord un grand coup de pied dans la fourmilière, est les fourmis s’en allaient. Laborieusement. Sans panique. Sans espoir. Comme par devoir. (Saint Exupéry, Pilote de guerre, p. 111).
Le titre des livres, des chapitres, celui des articles, dans les journaux, ne se terminent pas par un point, même quand ces titres sont des phrases verbales.
Une autre fonction du point est de marquer qu’un mot est abrégé. Lorsqu’une phrase se termine par un mot abrégé accompagné du point, celui-ci se confond avec le point qui indique la fin de la phrase: mais le point d’abréviation peut être suivi d’un autre signe de ponctuation:
Les communistes se sont nécessairement rangés dans le même camp que l’U.R.S.S. (Beauvoir, Tout compte fait, p. 477)
Il accuse René Dumont el Karol d’être des agents de la C.I.A. ! (Ib. P.454)
Les métrologistes recommandent de séparer par un point les nombres indiquant le tour, le mois, l’année, quand on emploie, dans l’indication des dates, les chiffres arabes:
Le 28. 5. 1980
Les métrologistes recommandent de séparer, dans l’écriture des nombres, non par un point, mais par un petit espace blanc, les tranches de trois chiffres, bien que l’on puisse aussi utiliser le point.
254 222 798
Toutefois, on ne sépare pas l’indication des années, du code postal, des pages ou paragraphes d’un livre en tranches de trois chiffres:
En 1987; en l’an 2000
On met toujours le point à la fin des guillemets, des crochets ou des parenthèses de clôture (on ne le met jamais devant).

Règles typographiques
En français : texte.[espace]texte

Différences avec l’espagnole:
En espagnol on sépare, dans l’écriture des nombres, les tranches de trois chiffres par un point pour faciliter la lecture.
En espagnol on n’emploi pas le point dans les sigles. On l’utilise seulement quand le texte est écrit en majuscules pour les différencier.


La virgule


La virgule marque une pause de peu de durée à l’intérieur de la phrase.
La virgule est avant tout un signe qui marque la juxtaposition, la coordination: elle a donc pour effet d’établir une séparation relativement ténue entre différents termes. Ses deux usages principaux sont: A) de détacher certains membres de la phrase ou du discours. B) de séparer des termes de même fonction.
A) La virgule détache:
1. Le vocatif, qu’il soit initial
Monsieur Gide, ne l’écoutez pas.
Intercalé
Voyons, Monsieur Gide, je vous demande…
Ou Terminal
J’aime quand vous souriez, Abel.
2. L’apposé:
Bourg-Madame, porte de l’Espagne, ne doit qu’à la proximité de Puigcerda sa faveur.
3. Le complément en inversion:
L’objet direct:
Ce paragraphe, je le connais par coeur.
L’objet indirect:
À vous, je peux bien le dire…
Le complément circonstanciel:
Dans la nef, des civils pleurent à chaudes larmes leur ville en ruines.
4. Le sujet en inversion:
Et qu’est-ce qu’elle raconte, votre pièce?
5. La subordonnée placée devant la principale:
Au moment où l’on voudrait parler, la voix manque et, lorsqu’elle revient, on n’exprime que des souvenirs de pensées.
6. Le nom de lieu dans une date:
Bruxelles, le 29 juin 1977.
7. La vedette de la lettre:
Cher Monsieur,

B) La virgule sépare des termes de même fonction:
1. Des sujets:
Les hommes, les femmes, les enfants, tous dormaient.
2. Des attributs:
Il est disert, fin, élégant.
3. Des objets directs:
J’objecte ma fatigue, mon besoin de travail.
4. Des objets indirects:
À vous, à lui, à tous, je veux crier la vérité.
5. Des compléments circonstanciels:
Ce matin, dès six heures, j’ai pu remettre en cage mon sansonnet.
6. Des verbes:
J’ai baigné, j’ai savonné mon pauvre chien.
7. Des propositions:
Je dors trop, fume trop, digère mal…
8. Des propositions elliptiques:
Meilleure hygiène, meilleure santé, meilleur travail.
C) Emplois particuliers.
1. En cas d’ellipse:
La virgule peut servir à remplacer le ou les mots sous-entendus.
Vous possédez tout; moi, rien (la virgule représente le verbe ‘posséder’)
2. Avec les conjonctions:
I) Avec et:
Des termes constituant une énumération sont séparés par une virgule; l’avant-dernier terme est généralement réuni au dernier par la conjonction ‘et’ : la virgule n’est pas d’usage.
Paris, Londres et Bruxelles.
On trouve cependant la virgule devant et:
a. Lorsque, par figure de style, chaque terme est précédé de la conjonction:
Et la terre, et le fleuve, et leur flotte, et le port…
b. Lorsque la conjonction ‘et’ marque, en plus d’une simple addition, une idée de conséquence, d’opposition, de surprise:
Je plie, et ne romps pas.
c. Lorsque les prépositions coordonnées sont de sujets différents:
Le roi paraît, et les courtisans se taisent.
II) Devant ect., on met la virgule:
Les livres, les revues, les journaux, etc.
III) Avec ou: on observera la même conduite que pour et.
IV) Avec ni:
Si la conjonction est employée deux fois, il y aura rarement de virgule:
Il ne croit ni à Dieu ni à Diable.
Au contraire, si elle est répétée, la virgule sera présente:
Ni l’or, ni la puissance, ni la gloire…
V) Avec mais:
La conjonction mais peut être précédée ou suivie d’une virgule.
La virgule précède mais quand cette conjonction indique une opposition:
J’avais commencé très allégrement, mais à mesure que j’avançais, ma voix se glaçait.
La virgule que l’on peut trouver après mais indique, comme le feraient des points de suspension, un temps de réflexion, une hésitation:
Mais, j’y pense, êtes-vous marié?
VI) Avec car:
Généralement, car est précédé de la virgule lorsqu’il coordonne deux propositions d’une certaine longueur.

VII) Avec donc:
a) Pas de virgule quand il exprime l’ironie, l’interrogation, l’impatience, la mauvaise humeur:
Regardez donc autour de vous.
b) La virgule peut se trouver devant.
Je pense, donc je suis.
VIII) Avec aussi, dans le sens de c’est pourquoi, par conséquent, on emploie régulièrement la virgule avant.
On me l’avait conseillé, aussi n’en fis-je rien.
IX) Avec cependant, néanmoins, pourtant, c’est la longueur de la phrase qui décide. Dans une phrase longue, on aura tendance à mettre la virgule; dans une phrase courte, à s’abstenir.

Remarque: On ne sépare pas par la virgule les parties d’une somme:
Une dépense de vingt francs cinquante centimes. L’espace parcouru en deux heures dix minutes trente secondes. Le dix mai mil neuf cent dix.
Dans les nombres écrits en chiffres, la virgule s’emploie uniquement pour séparer de la partie entière la partie décimale:
2 876,25 ; 0,275 876

Règles typographiques
En français : texte,[espace] texte.

Différences avec l’espagnole:
On utilise les deux points après la vedette de la lettre à différence du français où on met un virgule.
Le français a un plus grand emploi de la virgule à différence de l’espagnol qui tend à remplacer la virgule par des prépositions.


Le point-virgule


Le point-virgule marque une pause de moyenne durée.
I) Sa première mission est de séparer des propositions d’une certaine longueur, déjà ponctuées elles-mêmes de virgules:
Sans doute tout n’est pas égal dans ce petit livre, encore que je n’en voulusse rien retrancher; mais les plus belles pages s’élèvent à une beauté…
II) Le point-virgule est souvent employé aussi pour marquer le caractère indépendant de propositions juxtaposées:
Annunzio, plus pincé, bride, crispé, plus réduit, et aussi plus sémillant que jamais. L’œil est sans bonté, sans tendresse; la voix plus cajoleuse que vraiment caressante; la bouche moins gourmande que cruelle; le front assez beau.
III) Dans les phrases longues de certains textes et documents administratifs, il est d’usage d’employer le point-virgule pour séparer les différents attendus.
Signalons en exemple le schéma d’un diplôme légal:
Nous, président, secrétaire et membres du jury chargé par… de procéder aux examens de…;
Vu la loi du 21 mai 1929 sur la collocation des grades académiques et le programme…;
Attendu que M.X.Y. né à … le … est porteur de…;
Attendu que ces travaux ont été aceptes par le Jury;
Avons conféré et conférons à M.X.Y. le grade de…
Remarques :
Le point-virgule s'utilise toujours en milieu de phrase et n'est jamais suivi d'une majuscule.
Règles typographiques
En français : texte[espace];[espace]texte.

Différences avec l’espagnole:
Les règles typographiques sont différentes en espagnole. On écrit: texte;[espace]texte. On ne met aucun espace avant le point virgule.


Le tiret


I) Le tiret marque le changement d’interlocuteur dans les dialogues.
- Bonjour ! Comment allez-vous ce matin ?
- Très bien, merci. Et vous ?
- Un peu fatigué aujourd'hui.
II) Comme les parenthèses, deux tirets servent à isoler de la phrase certains éléments; mais à différence des parenthèses, les tirets peuvent mettre en valeur ce qu’ils isolent.
Nous montions tout en haut de la – relativement – luxueuse rue du Stade.
Il me fallut plusieurs jours de travail – et de travail soigné, utile – pour me faire une raison.
Devant le signe qui termine la phrase (point,etc) ou la sous-phrase (deux point), le second tiret disparaît.
Si vous restez sourds aux avertissements des saints, nous écopons avec vous, comme vous, plus que vous – s’il est permis d’employer cette expression familière.
Si, l’endroit où se placent les tirets demande une virgule, celle-ci se met après le second tiret. Mais il est assez fréquent que la virgule soit mise avant le second tiret.
Mon Dieu – mon Dieu que je n’implore jamais que pour des fins incongrues, - faites que je ne devienne pas aveugle avant d’avoir eu cette bouche large.
III) Le tiret peut suivre n’importe quel signe de ponctuation quand l’écrivain veut, pour des raisons de clarté ou d’expressivité, rendre la pause plus nette.

Règles typographiques
En français : texte[espace]–[espace]texte

En espagnol on met toujours la virgule après le second tiret, à difference du français qui peut aussi mettre la virgule avant celui-ci.
- Creo que, ante lo dicho – puntualizó Ana -, lo mejor es retirarse.(Manual de estilo de Ramoneda).
En espagnol le tiret ne disparaît pas devant le point à moins que le point soit point final de la phrase. Si on met un point et qu’une autre phrase suit, on doit maintenir le tiret.
- Creo que no podré soportarlo – confesó.
- Vuelve – dijo ella -. Quiero que hablemos con calma.



Les signes mélodiques



Le point d'interrogation


Le point d’interrogation est le signe de ponctuation qui marque une phrase dite interrogative, c'est-à-dire une question. Le point d’interrogation marque que la voix doit être montante. En français, ce signe est unique et se place en fin de phrase :
Ex : Êtes-vous allés au cinéma hier ?

À la différence du française cependant, l’espagnol utilise lui un double signe pour une phrase interrogative, ceux-ci se plaçant en début et fin de la partie interrogative de la phrase, que la phrase soit entièrement interrogative ou non.
Ex: ¿Vienes con nosotros por la noche?
Julio se fue con ellos, ¿y dónde estabas tú?

À la fin d’une phrase interrogative indirecte, on utilisera le point au lieu du point d’interrogation, tout aussi bien en français qu’en espagnol.
Ex : Je me demande s’il a réussi son examen.
Me pregunto si habrá aprobado el examen.

Le point d’interrogation est toujours suivi d’une majuscule.
Règles typographiques:
En français : texte[espace]?[espace]texte
En espagnol : ¿texte?[espace]texte


Le point d'exclamation


Le point d’exclamation, lui, marque une phrase de type exclamative, c'est-à-dire une phrase qui exprime la surprise, l’exaspération, l’admiration, l’ordre... Ce signe est unique en français et se place en fin de phrase :
Ex : Sortez d’ici immédiatement !

En revanche, en espagnol, on utilisera un signe double pour marquer une phrase exclamative. Ceux-ci se placeront en lieu et place de la partie exclamative de la phrase, que celle-ci soit entièrement ou non exclamative.
Ex: ¡Salga de allí!
No me creas si no quieres pero te lo digo en serio, ¡lo hizo solo!

Dans ces deux cas, le point d’exclamation est toujours suivi d’une majuscule.
En français, le point d’exclamation s’emploie aussi après une interjection. Dans ce cas ci, il n’est pas suivi d’une majuscule.
Ex : Elle s’avança doucement, et crac ! elle tomba.

Règles typographiques:
En français : texte[espace]![espace]texte.
En espagnol : ¡texte![espace]texte


Les points de suspension


Les points de suspension sont tout d’abord toujours au nombre de trois. Ensuite, leur utilisation varie suivant l’effet voulu :
a) Ils peuvent servir dans une phrase interrompue, soit qu’elle soit commencée et non terminée, qu’elle marque une hésitation, ou bien enfin une énumération écourtée.
Ex :
- Attends que je te… Il va me rendre fou !
- Elle est partie…vendredi dernier je crois.
- Au musée d’Orsay, vous pourrez admirer les œuvres de nombreux peintres :
Cézanne, Corot, Klimt, Delacroix, Pissarro…
Les points de suspension peuvent être remplacé par ‘etc.’ ainsi quand c’est le cas on utilise l’un ou l’autre, et non les deux.
Ex : Il y avait des pommes, des poires, des cerises, etc.
b) Employés en fin de phrase, ils peuvent sous-entendre une suite, une référence, une complicité avec le locuteur.
Ex : Vous me comprenez…

c) Enfin, les points de suspensions peuvent substituer un mot que l’on ne désire pas citer (généralement grossier), ils suivent alors l’initial de ce mot.
Ex : Marre de cette p… de vie !
d) Lorsqu’il est entre crochets, ce signe marque une coupure dans une citation.
L’utilisation des points de suspension est la même en français et en espagnol.
Les points de suspensions sont toujours suivis d’une majuscule.

Règles typographiques:
En français : texte…[espace]texte.
En espagnol: texte…[espace]texte


Les deux-points


Les deux-points sont un signe de ponctuation double généralement utilisés pour marquer :
a) Une énumération :
Ex : Les trois plus grandes villes de France sont : Paris, Lyon, Marseille

b) Une citation ou des paroles rapportées :
Ex : Arrivé au bord de la falaise il s’écria : « Ciel, je suis perdu ! »

c) Ils peuvent aussi être utilisés pour une explication, une relation de cause ou de conséquence.
Ex : Je n'ai nullement aimé ce film : il était tellement vulgaire.
Il n'a pas fini ses devoirs : il n'ira pas jouer avec son frère.

En général, les deux-points sont suivis d’une lettre en minuscule, sauf dans un cas de citation.
En espagnol, les deux-points s’emploient après la personne à qui on s’adresse dans un courrier :
Ex: Muy señor mío:
Sírvase usted tomar a su cargo…
Règles typographiques:
En français : texte[espace]:[espace]texte
En espagnol : texte:[espace]texte



Les signes d'insertion



L´utilisation des signes d’insertion est la même que cela soit en espagnol ou en français, ainsi les exemples si dessous s’appliquent aux deux langues.


Les parenthèses


Les parenthèses s´emploient toujours par deux : la première est appelé ouvrante et la seconde fermante. Elles servent avant tout à signaler dans un texte une indication accessoire (précision, commentaire, références, etc.)
Si les parenthèses enferment toute une phrase on met le point final (ou un autre signe terminant la phrase) avant la parenthèse fermant ; sinon, le point final (ou d´autres signes demandés par la suite de la phrase) se trouve après la parenthèse fermante.
Les parenthèses peuvent marquer aussi la co-existence de deux formes possibles :
Ex : Le (ou la) premier(e) arrivé(e) sera le (ou la) gagnant(e) du concours.


Les crochets


Les crochets [] peuvent prendre des formes différentes, mais ils s´emploient toujours par deux. Nous avons les crochets droits [ ], les crochets obliques (ou « en chevron ») < > et les demi- crochets.
L´usage des crochets droits équivaut à celui des parenthèses, mais seulement dans des situations particulières:
A) si les parenthèses se trouvent déjà dans la phrase.
B) si on veut signaler des interventions apportées à un texte cité (addition, suppression ou modification d´un élément du texte)

Ex : « En lexicologie, on appelle famille des mots des groupes de mots associés entre eux en raison d´un élément commun qui est la racine ou l´étymon [de ces groupes de mots] »

«L´homme était parti de Marchiennes vers deux heures. Il marchait [...], grelottant sous le coton aminci de sa veste et de son pantalon de velours »

«On appelle style d´apprentissage (ou style cognitif selon une traduction plus proche de l´anglais) la manière individuelle dont est [saisie] et traitée l´information ».

On emploie aussi les crochets droits pour la transcription phonétique des mots ou pour la restitution des mots abrégés dans un texte:
Ex: Usine [yzine]


Les guillemets


Les guillemets « » s´emploient généralement par doubles paires: la première paire est appelée guillemets ouvrants et la deuxième est appelée guillemets fermants.
Les guillemets servent principalement à encadrer une citation ou des paroles d´un discours direct.
Si la citation (ou le discours direct) est introduite par les deux points et elle termine la phrase, le point final est placé avant les guillemets fermants:
Ex: Il nous a annoncé : « Je reviens dans trois jours »

Si la citation (ou le discours direct) ne termine pas la phrase, les signes de ponctuation, terminant ou permettant de poursuivre la phrase, se mettent après les guillemets (sauf les points d´exclamation, d´interrogation ou de suspension, s´ils font partie de la citation): Dans les citations contenant elles-mêmes des citations, on recourt à des guillemets français « ».
Les guillemets peuvent encadrer aussi des explications, des enseignes, des surnoms, des mots que l´on veut mettre en valeur, des mots ou des expressions qui ne sont pas à l´usage ordinaire, des mots étrangers, etc. Voici quelques exemples:
Ex: En ce sens « appréhender » signifie «comprendre »
Nous avons observé des truites que frappaient leurs «lèvres » contre les parois de l´aquarium.
Il m´a préparé ce qu´il nommait le «café ».

Dans les cas présentés plus haut, les guillemets peuvent être aisément remplacés par l´italique:
Ex: En ce sens appréhender signifie comprendre.

S´il s´agit des titres, ils sont mis entre guillemets ou ils sont soulignés dans les écritures manuscrites ou dactylographiques. Dans un texte imprimé, les titres sont écrits en italique.
Ex: Est-ce que tu as déjà lu Le Figaro que j´avais acheté hier?


Le trait d'union


Le trait d´union est plus court (et qui s´écrit sans espace!) que le tiret.
Dans certains textes, il peut marquer une intonation dans la phrase en coupant un mot important en syllabes :
Ex : Elle a com-plè-te-ment perdu la tête !
A la fin d’une ligne, le tiret peut couper un mot en deux si celui-ci ne tient pas entièrement sur la ligne.